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L’automne s’est posé, mon âme alors vacille…
Suffit-il de ceci, de ce tout petit rien,
Pour qu’en la cahute le grand foyer y brille ?
Hou ! Hou ! Le vent gémit et tire sur les liens,
Des toiles recouvrant pour cet hiver la paille,
Il passe ici et là, s’engouffre par les trous,
Il fait gicler la pluie sur le sol de rocaille.
Je suis las de ce temps, oui, de très mauvais goût !
Je voudrais m’en aller de ces lieux de froidure,
Mais je suis là muré pour cause de temps gris.
J’espère voir le calme et puis qu’enfin il dure !
Au champ, l’épouvantail par l’oiseau est éprit…
La terre se raidit, quelques givres apparaissent,
Elle appelle à l’aide, mais les sons se font sourd !
Plus rien ne jubile, tout est à la paresse,
Même les fruits s’en vont par travers au plus court !
Une formation d’oiseaux, quelques colverts qui passent,
Sur eux le froid glisse telle neige sur toit !
Mais moi, je suis bien là, comme dans une impasse,
Me démenant fort mal, ne comptant que sur moi.
L’été est bien parti, si bien que dos frisonne,
Fondu dans la brume, rit la morne saison,
Alors là on rêve, c’est là que chat ronronne.
Voyant le lit douillet, je vais y faire un bond !
plumedefou
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