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L'irisation en mille éclats des arcs-en-ciel,
Aux nues accrocheront avec mes mémoires,
La genèse d'amour, de foi, pour enfin croire,
Aux chatoiements exquis d'une promesse en ciel !
Elle aura su bien faire évanouir le grand doute,
Qui sur moi confondait, volonté, soumission.
De partir du giron de la vie sans passion,
Ainsi viendra la mort, m'invitant sur sa route !
Toi, tu seras bien là, afin de m'avertir,
Pour que les derniers jours, en retard, me reviennent.
Toi l'œuvre du divin, ma muse, qu'il m'advienne,
De toi, sagesse pure, une ondée d'élixir !
Car, je ne veux gésir dans l'un des lieux si sombre,
Régions de non-retour où les os sont blanchis.
Voici, quitter la vie et ses parfaits soucis,
Cela ne m'est d'intérêt, ni petit, ni grand nombre.
Au fond des grands tiroirs mes missives gerront,
Un fin ruban de soie enserrant leurs pliures,
Froissera mes soupirs, sans garder la brûlure,
Car mes désirs très vifs, au fond, y dormiront !
Oui, quel gain, en effet de pénétrer les œuvres,
Même à titre posthume, d'en éditer une once,
Taisez-vous, renoncez, oui, jetez-les aux ronces,
La faucheuse suffira, point besoin de main-d'œuvre !
Quant à moi s'offrira son cœur noir plein de fiel,
J'attraperai son bras avec la peur au ventre,
Céans, sans coup férir, je frapperai au centre,
Laissant là un visage effaré, démentiel...
Lors, toute mon âme dans une exubérance,
En son sein agité, fléchira les genoux,
Pour l'ultime prière en l'aube qui absout,
Et, j'ouïrai l'hymne venant des cieux en transe...
Que mon Dieu Jéhovah ne considère pas
Mes voies sans pitié, debout je ne puis être,
Et ne point défaillir quand je devrai paraître,
Mon passé doit mourir : *Sursum Corda !
plumedefou
*Sursum Corda ! ; (latin pour Élevons les cœurs) est une expression latine qui fait partie de l'introduction dialogale de la préface qui ouvre la prière eucharistique (ou anaphore) dans la plupart des célébrations liturgiques des Églises chrétiennes. Elle tire son nom d'une des phrases récitées par le prêtre, et signifie « Élevons notre cœur ».
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