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Qualifié de petit pour son règne éphémère
Mais grand par les malheurs qui lui sont associés
Ce jeune roitelet dominé par sa mère
Ne doit être sali que pour une moitié
Il s'appelle François, tout comme son grand-père
Qui règne en ce temps-là, depuis bientôt trente ans
Mais devant le berceau le dauphin désespère
Car l'enfant est chétif et pleure tout le temps
Quand François Ier meurt, Henri enfin exulte
Il fiance son fils à la reine d'Ecosse
Elle a deux ans de plus, mais bien que non adulte
Son pays est en paix jusqu'au jour de leurs noces
Et le 24 avril mil cinq cent cinquante-huit
Le juvénile prince convole avec Marie
À quatorze ans tout juste et sans aucun mérite
Il devient roi consort de la Calédonie
Tout juste un an après, le roi Henri, son père
Disparaît à son tour d'un coup de lance à l'œil
Et sous celui inquiet de sa régente mère
Il est sacré à Reims à peine fait le deuil
Trop jeune pour régner, les Bourbon et les Guise
Tentent chacun leur tour d'influencer François
Jusqu'à ce que d'aucuns commettent la bêtise
De vouloir approcher et enlever le roi
Très vite les auteurs de cet odieux complot
Pour la plupart d'entre eux, des nobles protestants
Sont arrêtés, jugés, conduits à l'échafaud
La reine Catherine a sauvé son enfant
Chez les chefs huguenots la colère est palpable
Aussi le jeune roi fait nommer chancelier
Michel de L'Hospital un homme vénérable
Qui calme les esprits par ses mots apaisés
Mais un autre hôpital accueille le monarque
À cause d'une otite qui au tombeau l'accule
Pour une éternité vers le ciel il embarque
Le père c'était l'œil, le fils c'est l'auricule
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