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« Nec ancilla, nec domina sed socia » « Ni servante, ni maîtresse mais associée »
(devise des femmes au XXIIème siècle)
Les femmes ont, sur les hommes, le suprême avantage
De savoir, en leur corps, le pouvoir de la Vie ;
Engendrer leur octroie l’immense privilège
De frôler le Divin dans l’acte créateur.
Si les hommes - pauvres fous - tyrans et destructeurs,
Avaient un jour compris qu’ils pouvaient, eux aussi,
Avoir part intégrale au Mystère de la Vie :
La révélant à elle, ils auraient restitué
A la moitié du monde, sa légitime place
Et fait naître en ses yeux des soleils si brillants,
Qu’aux moments de faiblesses, de doute et désespoir,
Leurs forces conjuguées auraient vaincu le Sort
Et auraient, dans un rire, terrassé les démons.
Combien d'hommes ne surent, aux yeux de leurs compagnes,
Boire, étancher la soif qui les poussait toujours
A guerroyer sans cesse, à batailler sans trêve,
Rongés par le désir - vain et combien mortel ! -
De dominer en maîtres et réduire tous les êtres
A des coquilles vides, aux regards sans soleil ?
L‘humanité courbée sous ces puissants esclaves,
Parviendra-t-elle un jour à établir enfin
Ce subtil équilibre où toutes les entraves
Cèdent aux forces immenses que distille l’Amour ?
A ce statut si frêle et pourtant si Vivant
Qu’un Créateur appelle, depuis la nuit des temps !
Ce jour-là, je le sais, s’élèvera enfin
L’Humanité nouvelle aux éternels demains.
Merewyn
http://www.mespoemes.net/1384merewyn
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