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Jean II revisité (1319-1364)

le mercredi 25 octobre 2017, à 07:40. Posté par Michel Ernest


    Jean 2 Le Bon, petit écolier ignorant
    N'est pas le héros d'un film de Sergio Leone
    Avec Jean 3 la Brute et Jean 1, le Truand
    Sur la musique d'un Ennio Morricone

    Jean est le fils aîné de Jeanne de Bourgogne
    Et de Philippe VI qui, pour assoir sa race
    Sur le trône français, s'est mis vite en besogne
    De marier son fils Jean et qu'il le satisfasse

    Le bon fils à son père obéissant aux ordres
    Epouse promptement Bonne de Luxembourg
    Il lui fait onze enfants en douze ans sans démordre
    La peste mettant fin à ce conte d'amour

    En février de mil trois cent quarante-neuf
    De mil trois cent cinquante en année nouveau style
    Jeanne d'Auvergne et Jean, le prince, jeune veuf
    En leur château entame une nouvelle idylle

    Son père, jeune encor, décède en pleine guerre
    Qu'une effroyable peste achève de sa faux
    Le royaume n'est plus qu'un vaste cimetière
    Et les survivants n'ont que la peau sur les os

    Quand le fléau s'éloigne arrive de Guyenne
    Une autre peste brune, un nouvel Attila
    Un vilain Prince noir qui chevauche la haine
    Semant en son sillon famine et choléra

    À Poitiers le monarque et son jeune fils Charles
    Comme Charles Martel, avec l'armée combattent
    Au cœur de ce carnage on entend qu'ils se parlent :
    "Gardez-vous père à gauche, gardez-vous père à droite"

    Mais c'est peine perdue, le roi est pris au piège
    Il est fait prisonnier à Londres pour quatre ans
    Et pendant ce temps-là l'armée anglaise assiège
    Tout l'ouest du pays face au pauvre régent

    À Paris le prévôt sieur Étienne-Marcel
    Viens narguer le dauphin jusque sous ses fenêtres
    En condamnant à mort un homme au roi fidèle
    Qui l'aurait accusé d'être au royaume traître

    Le roi de France est libre en mil trois cent soixante
    Au prix d'une rançon que chacun doit payer
    Mais le peuple est si pauvre et l'agonie si lente
    Qu'il doit à contrecœur à Londres retourner

    C'est là-bas qu'il s'éteint au bord de la Tamise
    Et prend à cet égard le nom de Jean Le Bon
    Car par ce court trépas la France économise
    Trois millions de livres, le prix de la rançon

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commentaire ( 1 ) (Ajouter un commentaire)
La Mouche Nounouche le mercredi 25 octobre 2017, à 10:13
Merci de poétiser ainsi l'histoire de France !
J'en redemande car c'est une belle idée !

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