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Chérie, ton sourire dans le noir étincelle,
Aucun nuage ne peut t’éclipser !
Tu es aussi douce que les neiges éternelles,
Tes yeux me fascinent à me subjuguer !
Comme la rosée bue par les fleurs en corolle,
Je cours vite à toi, tes lèvres de feu,
Tu te hâte bien tôt à offrir en obole,
Sans toi le monde se montre rugueux !
Objet de rêverie, oui, tu es ma sylphide,
Lorsque tu parais, je prends mes couleurs,
Car de tes sourires j’en suis bien sûr avide,
Pour rien au monde ne veux être ailleurs !
Car tous tes environs, comme tels tes sourires,
Ils m’ensoleillent du soir au matin,
Un souffle de ta part voilà que je chavire,
Où ma vie se mire ici est destin !
Voir tes yeux larmoyer voilà que je chancelle,
Puisque tous tes pleurs sont comme des heurts !
Mon cœur énamouré se nourrit de ma belle,
Je déclamerai ainsi mon bonheur !
Oui, de ton sourire je suis toujours esclave,
Mais je n’en veux être, amour, libéré !
Cette capture est tienne comme sol à la lave,
Je suis tout brûlant d’être si troublé !
Amour, toucher tes mains c’est toucher toutes nues,
Je veux m’y ancrer, mon bonheur est là !
Voir tes yeux en pleures, lors j’y perds toute vue,
Je veillerai donc que ne sonne glas !
plumedefou
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