|

Reverrai-je mon cher village,
Mon quartier et sa rue en terre,
Dans les hauteurs, ses grands bocages,
Sur sa gauche son cimetière ?
La rue menait à la fontaine,
Son eau claire mouillait les bords !
Dans les soirées de jeux pérennes,
Nous étions gaies, agiles et forts !
Pourtant, surpris par les chevaux,
Notre course s’accélérait,
Pour déguerpir de leurs naseaux,
Puis reprendre nos cris d’orfraie !
La rue montait vers Fréconrupt,
Petit hameau non loin de là…
Par delà des sentiers connus,
Nous y allions à capella !
Derrière notre maison,
Un tumulus de quelques ares,
Servant nos jeux pour la saison,
Nos étés chauds voyaient notre art !
Aux hivers froids, des fumées grises,
Montaient aux nues en s’associant
L’odeur fraîche qui poétise,
L’espace blanc à bon escient !
Reverrai-je mon cher village,
D’où partaient les chemins d’enfants,
Randonnées à travers alpages,
Que je faisais en insouciant ?
Je souris de mes souvenirs,
Qui dallent mon esprit d’adulte !
Ces sentiers qui faisaient jouir
Jusqu’à mettre le tumulte !
Chemins forestiers aux effluves,
Narguant mon nez, béant mes yeux !
Toujours à l’affût d’interfluve
Pour y découvrir d’autres jeux !
Grimpé sur des roches escarpées,
Je découvrais mon beau village,
Avec ses maisons de poupées.
J’étais charmé du paysage !
Je le verrai toujours paisible,
Avec maisons aux toits de tuiles.
Il courait la route à loisible,
Souvent en atmosphère d’asile !
Ses villageoises et villageois,
Aux expressions d’une vie saine,
Respiraient la gaieté, la joie,
Formant un tableau d’avant scène !
plumedefou
|