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Dans un miroitement de soleil
Tête renversée à regarder les nuages,
Quand soudain un gerfaut fend l'air
Je n'ai plus les pieds sur terre
et je vole avec lui, tout luit,
Nous traversons les espaces à l'infini,
Il fait un arrêt sur son aire
Et de le suivre là , je ne peux le faire,
C'est son territoire défini,
Personne n'a droit d'entrée,
Il me faut l'attendre
Pour reprendre notre flux,
En ailes pendantes planant
Dans des espaces vierges de tout
A voler comme deux fous,
Comme j'aime ce doux flou
Qui envole mes cheveux,
Nous parcourons le couloir heureux,
Et le soleil brille de tout son feu,
Sentez vous l'air sur la joue
Et cet air qui se fait flou?
Vivre pour voler , comme c'est planant!
Voltiger en tournoyant, en dansant
Comme une valse lente à plusieurs temps,
Et comme c'est apaisant
Protégée par le Gerfaut , roi du coin,
Qui me scrute , l'œil en recoin,
suivez don le même chemin
Sachez choisir ce destin
Et cela dès le matin.
Dans les airs , l'aube est des plus belles,
Rougeoyante et éternelle,
A l'heure ou la rosée posée bruine
Recouvrant les prunes de leur pruine,
Toutes les illusion encore permises
Annonce la terre promise,
Retour d'un jardin d'Eden,
Adam et Eve retrouvés,
En un paradis d'embellies,
Surprises en abondance,
Un amour surréaliste
Fait place
A cet horizon intimiste.
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