|
Il pleut dans mo n cœur
Et mes yeux ruissellent
Sur ma page blanche étendue
Une mare d'eau répandue,
Le papier se chiffonne
Et l'esprit lui pardonne,
Je me sens seule
Et le temps m'esseule,
Le temps se fait gris
Le gris obscur d'une souris,
Obscures se font mes nuits
ans aucun bruit,
Je réfléchis à la vie,
Je pardonne à cet automne
Qui me fait frémir de froid
De se plaindre , on n'a pas le droit,
La vie peut-être effroi,
Le cœur ici hiberne
Et de beaucoup , il se berne,
Inutile devient la chandelle
Que reste t'il d'elle
Un bout qui s'abandonne
La cire ne se donne
Et la flamme se fait néant,
On devient de tout abstinent,
Les vers eux prennent la chute
Dégringolent en cascade,
Et prennent l'à pic
Là ils nous piquent
Et se tordent les entrailles
En formant des failles,
Plus rien ne luit
tout se détruit
Au fur et à mesure de l'absence
De celui qui apportait sens
A une vie privée de ses sens,
En présence du vers Rimbaldien
On ne sait créer rien,
Moi je vais quérir l'espoir au fond d'un tiroir
Une lettre bien cachée à relire
Pour des mots à redire,
S'effacera ce lourd présent
Qui ne cesse de me tourmenter,
en souffrances incessantes
Et en glaive blessant,
La lame s'insinue infidèle
Et les failles s'élargissent
Seuls quelques vers
Pourront compenser ce revers!
Ps: Ne vous frappez pas , il s'agit d'un exercice de style pour montrer cette autre face cachée de ma poésie , je vais tien comme toujours et vous sourie pour le prouver!
|