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Heureux sont ceux

le mardi 14 novembre 2017, à 15:34. Posté par Yohanân


    Heureux sont ceux qui savent comment vivre
    Avec peu de choses, peut-être un livre
    Dans lequel est écrite une façon
    D’aller voir le soir juste au crépuscule
    Un Chef d’œuvre avec un C majuscule
    Le mur bâti d’aplomb par le maçon.

    Heureux sont ceux buvant à la fontaine
    L’eau bleue des cieux précieuse et lointaine
    Blanchie par le ruisseau vagabondant
    Ravi d’aller à la bouche assoiffée
    De la vie qui est partie décoiffée
    D’un chef plaisant aux cheveux abondants.

    Heureux sont ceux battant dans les campagnes
    Le blé doré à l’abri des montagnes
    Et qui vont boire un verre de bon vin
    Rompre un pain blond, couper un blanc fromage
    Et rire un peu tout en rendant hommage
    A Mister Yeux dont l’œil bleu est divin.

    Heureux sont ceux qui gardent leur jeunesse
    En traversant leur champ à dos d’ânesse
    Pour visiter chevaux, bœufs, vaches, veaux
    Et leur parler d’écurie et d’étable
    De leur bonne femme qui met la table
    Avec une nappe aux motifs nouveaux.

    Heureux celui qui s’en va dans la vie
    Sans jalousie, sans orgueil, sans envie
    Qui prie pour que tous les gens soient contents
    Les malades, les pauvres et les riches
    Les tout-petits, amis des tristes friches
    Qui paient pourtant assidûment comptant.

    Heureux celui qui de lui se soucie
    Et de l’esprit auquel il s’associe
    En repoussant le serpent de Satan
    Qui le tente en corps avec une pomme
    Pour qu’il renonce à sa dignité d’homme
    Et sans lui dire à quel Mal il s’attend.

    Heureux celui qui marie une femme
    Qu’il chérit en faisant grandir la flamme
    Qui brûle en lui pour que naisse un enfant
    Emerveillé par la sollicitude
    De ses parents emplis de plénitude
    Dont le cœur pur chaque jour se refend.

    Heureux celui qui suit comme son ombre
    Le guide qui évite le décombre
    Sans dévier d’un doigt l’étroit sentier
    Menant à la divine destinée
    Avec le front têtu, l’âme obstinée
    Pour que l’espoir se voie dans son entier.

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