|

Ton beau regard m’a dit tout bas,
Bien plus de choses que tu ne crois,
Dès que sur moi il s’est posé,
Plus fort que moi je t’ai aimé.
Tes yeux coquins surent à loisir,
Se faire rusés pour mieux rougir,
Puis amusants pour dévoiler,
Ton sentiment si bien caché.
Bien plus sérieux pour en parler,
Devinrent fripons pour mieux jouer,
Pouvoir enfin m’ensorceler,
Et prisonnière me garder.
D’un long éclat tout amoureux,
Ils se firent bleus et langoureux
Papillonnants sur mon émoi,
Devinrent si tendres pour une fois.
Enfin troublés Ô doux délice,
Quand ils offrirent comme un calice
Ce joli chant mélodieux,
Avant de passer aux aveux.
Tu vois tes yeux ont su me dire,
Tout ce que toi tu n’osais pas,
Comme dans un livre j’ai su y lire,
Tout ce que j’attendais de toi.
Marie-Rose
|