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C’est à la ville que nous nous sommes vus,
C’est près de chez toi que nous nous sommes plus…
L’air de la ville nous importait peu,
Car le plus urgent était d’être heureux !
Eh bien, ces jours heureux que sont-ils devenus ?
Ici ensemble, nous sommes parvenus,
C’est en campagne que nous nous retrouvons,
C’est à travers champs que nous nous aimons !
Loin sont tous les bruits gênants le bonheur,
Il est très important d’abriter l’auditeur !
Trou de verdure, gazouillis des oiseaux,
Quoi de plus puissant, il n’est rien d’aussi beau !
Le vent, lui, folâtre à travers les prés,
Bruissant les feuilles des arbres *encoublés !
Il pleut ou il fait beau mais notre amour tient bon,
Il se couche et il dort, moussant de rayons !
Sur le grand plateau où les blés jaunes croissent,
Tu me réchauffes, me sers mais ne froisses,
Ni mes impulsions, ni mes attirances !
De tes mains si douces, me ferais-tu avances ?
Tu me bats les flancs, tu te montre affection,
Jusqu’à me mettre le sang en émulsion !
Amour, combien j’aime, oui, notre cher nid,
Et de me blottir en tes doux replis !
Que de nobles chemins depuis la grande ville,
Ton séjour est là près de moi en idylle !
Rien ne saurait être un amour si sensible,
Que celui de toi et dont je suis cible !
Vraiment tu m’apportes un grand réconfort,
Ton émoi m’enivre mais aussi rend plus fort !
Sois toujours la source en qui toujours je puise,
En qui je me plais, en qui je ne m’épuise !
plumedefou
*encoublés : Suisse s'empêtrer dans, trébucher ! Ici employé : les arbres sont empêtrés !
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