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Elle savait déjà le souffle si puissant
Des vents qui se levaient au loin, sous le soleil
Et qui emporteraient, dans un flot de tourments
Ses souvenirs émus, le reste de ses pleurs
L’écume qui moussait sur les rochers pointus
Qui giflait en passant les visages transis
En rappelait plus d’un à cette modestie
Qu’on éprouve parfois au terme des années
Et moi je veux encore, et encore une fois
Penser aux soldats morts, aux marins disparus
Écumeurs d’océan, découvreurs d’au-delà
Reposant fièrement dans les fosses profondes
Et leurs bateaux brisés par les vents, par le temps
Nous sont comme un appel à vivre pleinement
Nos rêves de grandeur, nos vies de fadeur
Ils seront bien perdus si nous leur restons sourds
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