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Il est encore temps,
Au courtil de s’y rendre,
Où défilent les ans,
Où les fils s’y engendrent !
Ces brins de vie tissés,
En de fins filigranes,
Couvrant les cœurs brisés,
Comme d’anciennes arcanes !
Les heures courent sans heurt,
Et se cueillent au passage,
Semblablement aux fleurs,
Comme roses en leur cage !
Là, lierre au matin,
De ses lianes sages,
Enserre le jardin,
Pour meilleurs avantages !
Lui qui fuit floréal,
Pour vieux jours en automne,
Il finit l’idéal,
Lorsque l’orage tonne !
Septembre installé,
Drienne ornementale,
Mettra en février
Sa provende en étale !
Passereaux y viendront,
En acheteurs fidèles,
Des baies sans discussion,
Ils viendront vers la stèle !
De l’Éden au pays,
Pour ne plus disparaître,
Et vivant l’inouï
En un mot de renaître !
plumedefou
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