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Les esprits de la terre
Se retrouvent au trottoir
Dans les boîtes ils appellent
Les passants de la rue
Si la main décousue
Se retrouve en pochette
Elle attend de frémir
Sous les yeux des casquettes
À la pelle elle voyage
Dans la cour des oiseaux
Le matin des nuages
Elle replie le menton
Elle s’agrippe et s’attache
Sur les pattes redressées
C’est pour ça que l’on crie
C’est pesant en titi
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