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J’aimerais le revoir ce pays mystérieux
Où les enfants couraient au pied des pyramides
Sous le regard distrait de mères impavides
Occupées encore à regarder les cieux
Je passerais ma vie à écouter les rues
Qui bruissent doucement dans la langueur du soir
Emplies de couleurs qui se donnent à voir
Rappellent en mon cœur ces années perdues
Et tout ce temps lointain au large du désert
La poudre jaune colle à ces sueurs livides
Qui viennent visiter les heures à jamais vides
Tu fais escale loin, et sans toi je me perds
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