Paraphysique

 

Mes poèmes - Forum - Livre d'or - Liens - Moi

 

Paraphysique de l'argutie

le jeudi 07 décembre 2017, à 06:54. Posté par Faubert Patrice



    Au Cameroun
    L'on repasse non des torchons
    Mais des jeunes femmes, les futurs nichons
    Pour que les hommes n'aient plus envie d'elles
    Pour leur éviter l'inceste, le viol, et autres horreurs
    Car la femme non mutilée vit dans la terreur
    Cela n'est pas forcément mieux ailleurs
    L'économie nous rythme de ses humeurs
    Telle heure pour manger
    Telle heure pour se coucher
    Telle heure pour se lever
    Toutes les heures sont programmées
    Et maintenant certains campings
    Avec des arbitres comme sur un ring
    Et j'exagère, mais cela va devenir vrai
    Déjà l'on peut en apercevoir les traits
    Impossible d'en sortir ou d'y entrer
    A certaines heures, tout est règlementé
    Ou alors, il faut faire de l'escalade
    Si la nuit, l'on veut faire une ballade
    Petit à petit, et en tous domaines
    Les fascismes nous coupent les veines
    Personne ne me croit, cela ne me fait aucune peine
    Et les fascismes ont tellement d'autres noms
    Mais peu importe, quand c'est la même rengaine
    D'une façon l'autre, cela revient au même
    Chaque jour le capital la sème
    Un coup de bâton est un coup de bâton
    En dépit de son appellation
    Mais les grands esprits
    Ces intellectuels de tous les régimes
    Et autres experts de l'argutie
    De la fausse conscience sont l'intime
    Ils savent avec de grands mots
    A la vérité, faire la peau
    Et moi, je dis
    Que le fascisme libéral
    Est un fascisme qui est devenu subtil et surtout global
    De tous les courants, il se rit
    Car il est déjà dedans
    Démocratie libérale ou autre farce, c'est hilarant
    Et c'est encore dans certains endroits de mer
    Que l'on retrouve le plus de réactionnaires
    Midi et Sud-Est de la France
    Là, c'est le record
    Où le Front national fait ses meilleurs scores
    Les riches achètent le soleil, c'est une connivence
    Mais ce qui est nouveau, mais oui
    C'est que la plupart des fascistes d'aujourd'hui
    Ne savent même pas qu'ils sont des fascistes
    Ne connaissant pour la plupart rien au fascisme
    Il faudrait leur donner des cours
    Et ainsi, ils se rendraient compte, qu'ils l'ont été toujours !
    Les divers fascismes historiques ou imités
    Mais en vérité
    N'ont besoin d'aucune culture pour s'imposer
    Seuls les chefs doivent savoir
    Les masses sont là, servir et obéir, c'est son pouvoir
    Les fascismes sont démagogues
    Ils savent se déguiser en psychologues
    La surpopulation
    Fait le jeu de toutes les dictatures
    Affichées ou cachées, c'est sa verdure
    Car c'est dans le ventre des femmes
    Que se trouve de futurs infâmes
    Aucune vérité ne peut se dire
    Rarement, on peut la lire
    Cela n'intéresse plus personne
    Plus aucune cloche ne sonne
    L'écrire oui, mais la dire, c'est autre chose
    Aucune vérité ne sent la rose !
    Sans parler de la vérité en politique
    Ridicule pitrerie, abjecte colique
    Et puis chacun à sa vérité
    Cela ne peut provoquer que l'hilarité
    Tu as raison, j'ai raison, il a raison
    Vous avez raison, nous avons raison, ils et elles ont raison
    Comme toute l'humanité qui est science et philosophie
    Même si c'est le contraire de l'évidence !
    Je ne me sens pas coupable
    De toutes les misères du monde
    Misères connues ou inconnues, la même fronde
    Car de les supprimer, je suis bien incapable
    Je ne peux que les dénoncer
    Et même si, seulement de loin, j'en suis l'associé !
    Historiquement
    Le fascisme mussolinien
    N'était ni raciste, ni antisémite
    Cela n'était pas sa moule frite
    Il était avant tout nationaliste
    Il était avant tout anticommuniste
    Il brisait les grèves
    C'était marche avec nous, ou alors crève !
    Mais c'est une expression du capital
    Quand il est au plus mal
    Et si la nature est amorale
    Le capital lui est immoral
    L'argent est sa seule morale
    Il n'en a pas toujours été ainsi
    La société matrilinéaire fut une société d'anarchie
    Il y a certes des milliers d'années
    Et tout le monde l'a oublié !
    Et même, c'est plus récent
    Dans les îles du Pacifique Sud
    Où tout est encore un peu partagé, mais on l'élude
    L'anarchie cela n'est pas délirant
    Puisque il n'y a pas si longtemps
    A des endroits de la planète Terre, tout fut collectivisé
    Les femmes, les enfants, le boire, le manger
    Tout est dans la structuration des mentalités
    Toute femme devrait plaire à tout homme
    Tout homme devrait plaire à toute femme
    Mais nous avons des préjugés
    Les âges, les critères de beauté
    Ce qui est encore de la pensée séparée !
    Le climat nous détermine aussi beaucoup
    L'isolement mais surtout le froid
    Cela mit les néandertaliens dans l'effroi
    Pourtant bien costauds et aux poils roux
    Voici 28000 ans ce fut leur fin, de la malchance, c'est tout
    Avec le cannibalisme de la faim
    Et le manque de diversité génétique
    Qui finalement, ridiculise la pensée raciste, voilà tout
    Car le mélange c'est magique
    Et la xénophobie est idiote, c'est pour les fous
    Pas de mutation sans évolution
    Pas d'évolution sans mutation
    Il n'y a aucune race
    Il n'y a que des traces !
    300 nouvelles maladies infectieuses
    En 60 ans, la réalité n'est jamais capricieuse
    Comme la plupart des couples
    Qui ne font que cohabiter
    Car ils ne savent pas s'aimer
    Même pour les plus souples
    Le couple est une vieille fille acariâtre
    Surtout pour les plus opiniâtres
    Moi aux échecs répétés, sans me chercher noise
    Comme me le disait le légionnaire Bébert
    C'était forcé, avec des petites bourgeoises
    Qui sont le plus souvent réactionnaires
    Mais si vous connaissez
    Une femme qui ne le soit pas, vous me la présenterez !
    Tout ce que je fais pour toi
    Tu me dois ça, tu as profité de moi
    Et toutes les doléances habituelles
    L'amour qui devient haine, une ritournelle !
    Tout le monde profite de tout le monde
    Mais aux autres, nous faisons la leçon
    Nous voulons toujours avoir raison
    Car c'est la rancune qui nous inonde
    Personne n'est objectif
    Tout le monde est réactif
    Cela dit
    Le fascisme libéral est partout chez lui
    Il est si banalisé
    Que partout il peut s'exprimer
    Et à nouveau
    Dans les élections, il peut et va s'imposer
    Car il est de moins en moins sot
    Et à nouveau
    Les gens sans espoir, vont se jeter dans son eau
    Il y a aussi cette peur généralisée
    Savamment entretenue, pour diviser, pour dominer
    Tous les pouvoirs savent en user !
    Le monde va devenir de plus en plus terrifiant
    Sans conscience, sans réflexion, indifférent
    D'une médiocrité qu'aucun siècle n'avait atteint
    Et à la fin, c'est toujours le méchant qui gagne
    Encore plus souvent qu'en football, l'Allemagne
    Tout se joue dès l'école
    Et à la fin, toute hiérarchie, rigole !
    Et aussi cette inculture politique généralisée
    D'une incommensurable bêtise infatuée
    Satisfaite d'elle-même, à la cogitation castrée
    Par toutes les diverses propagandes télévisées
    C'est beaucoup plus efficace que toutes les armées
    Ou les polices, là, pour gommer cette effarante réalité
    Elles ne sont que les bras armés des diverses fractions du capital
    Extrême gauche, gauche, droite, extrême droite, des armes fatales
    Au cas où, le boniment irait au plus mal !


    Patrice Faubert ( 2014 ) puète, peuète, pouète, paraphysicien ( http://patrice.faubert.over-blog.com/ ) Pat dit l'invité sur " hiway.fr "

<< Retour aux poèmes

 

Donner une note à ce poème ... (Note actuelle : /10)
Vous devez être connecté sur Mespoemes.net pour donner une note à un poème.

 

commentaire ( 1 ) (Ajouter un commentaire)
rivaudais le jeudi 07 décembre 2017, à 07:51
Je confirme. Dans certaines tribus, mais même dans des villes, une coutume est encore appliquée, malgré les interdits des autorités :
les mères ou des femmes habituées à le faire repassent les seins des très jeune filles afin de les aplatir pour qu'elles ne soient pas trop tôt l'objet de la convoitise des hommes. Il faut dire que les viols de mineures sont encore relativement fréquents dans certaines régions. (Mais pas seulement au Cameroun et je n'absente pas nos pays donneurs de leçons)

Ajouter un commentaire à ce poème :

Vous devez être connecté sur Mespoemes.net pour poster un commentaire.

 

 

Mes poèmes - Forum - Livre d'or - Liens - Moi

 

Hébergé gracieusement par MesPoemes.net - Créer un site internet