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Me vient l'envie de te peindre
Nature à la beauté fraîche
En mordillant brin de livèche
Me vient l'inspiration...
La toile sera trop petite,
Ma pensée électrique,
Je le décrète.
Tant de beautés à décrire,
Et à même souligner
A l'encre de Chine,
Que de contrastes à ne pas rater,
Ici rien ne se gomme
Même sur la route du rhum,
Tout s'imprime comme dans l'argile
Quand le sculpteur complète
Les dons du peintre,
C'est un bonheur
Quand la lumière claire se reflète,
souligne les contours féminins,
S'invite entre les doigts agiles
Des pinceaux bien fébriles
Qui s'agitent sur la palette
Et me rendent muette.
Peindre est aussi joli art
Ne s'accompagnant pas d'un buvard,
Mais d'une paire d'yeux aguerris
Du beau temps dont on jouit,
Couleurs et gribouillis
sortent du taillis ; Oh! Joie infinie
Le temps de vie remplit,
S'égraine la vie en perles,
Le tout est de saisir de plaisir
Ce temps là accroché à la toile,
Qui se gonfle de ses voiles,
Tout est mystère à découvrir,
La nature se déshabille
Comme une déesse provocatrice,
Elle st discrète et délicate,
Aux contours doux féminins
Aux courbes ruisselantes
S'attachent avec insistance
Le regard ému,
Sans même connaissance
La peinture sait s'imposer
de quelques traits osés
Demandant de la couleur
Pour les rhabiller
de peindre comme de composer,
Il faut avant tout l'oser,
Mais surtout rester inspiré!
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