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J’ai cru le jour,
J’ai su la nuit
Touché aux amoncellements du passé
Ou les futurs se serviront sans renoncer,
Sans se soucier de recommencer.
J’ai reçu la nuit
J’ai perdu le jour.
Le ravalement des façades,
Les lambris encore revernis, poussière,
Et démembrement de matière.
Défaire et refaire juste autrement
Recomposer avec sa mémoire parcellaire
Car en amont ce jeu ressemble
À la maitrise.
Quelle méprise, j’implore une fêlure
Elle sera la blessure d’où sortir, partir,
Envoyer une lettre à la lune…
C’est ainsi que le connu trépasse et laisse sa place
A des champs d’espaces intouchés, immaculés.
Et si couché sur les voilures du levant
Les avants se délirèrent
Plus aucun matin ne les retient
Plus rien ne devient.
Et sans cesse
Tout peut advenir.
Celiane
http://www.mespoemes.net/celiane
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