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Je m'incline devant cette salle
Remplie à craquer,
Remplie à vomir,
Alors qu'émergent les derniers
Applaudissements,
Derniers soupirs
De gens peinant à retrouver
Un souffle décent.
Je constate le spectacle qu'ils m'offrent :
Certains claquent des mains,
D'autres crient,
D'autres sifflent,
Où sussurent sournoisement.
Le public est heureux,
Donc moi aussi.
Le public applaudit,
Donc je salue.
Le public commence à partir,
Donc moi aussi,
Au fur et à mesure que je retrouve la vue
Et que la douleur afflue
Sur mon bras nu,
Me submergeant d'un mal
Presque aussi fort et sévère
Que les rires imaginaires
Construits de toute pièces
Par mon esprit en lanières ;
Par mon âme en lambeaux
Quittant peut à peut son vaisseau.
Mes rêves de gloire défilent
Devant mes yeux immobiles.
J'ai essayé de les toucher,
De les reprendre,
Mais trop tard pour les regrets,
Trop tard pour tenter
De faire brûler les cendres...
C'était l'acte final d'un spectacle innutile appelé "ma vie".
Finalement, seule la poussière de cette scène aura su apprécier mon génie.
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