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Un athlète
sans sa tête,
court sur des pistes de guimauve,
il perd du terrain
ainsi que l'électricité suave
de son entrain.
La machine est faite de pics,
La machine est faite d'aspics,
La machine et ses tics de harpie,
La machine qui grappille du côté du mythe,
La machine qui gravit, qui crépite,
La machine et ses trucs de furie.
Un esthète
sans sa glaise,
a beau rabibocher,
la statue est en danger
menacée par la braise
d'un forgeron qui allaite.
La machine est surdimensionnée,
La machine est non-domestiquée,
La machine et ses prévisions,
La machine qui grimpe et s'envenime,
La machine qui oppresse-innanime,
La machine et ses perversions.
Un aède
sans son parchemin,
a besoin d'aide,
pour écrire les festins,
il enlève son manteau,
sa parure, ses attributs royaux.
La machine est suggérée,
La machine est recouverte d'azalées,
La machine et ses places dans les meilleures,
La machine qui arrive au sommet,
La machine qui gronde qui divinifiée,
La machine et ses erreurs.
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