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On aime bien nous reposer
On aime bien nous reposer
Au bord d’un lac au flot vermeil
Et oublier les nuages condensés
Qui assombrissent le soleil,
Mais, les cris des peuples errants
Font vibrer nos cœurs d’humains,
On perçoit dans les regards défiants
Les douleurs morales des enfants
Abandonnés seuls avec des corps
Décapités en silence par la cruauté,
Que ramène le vent violent du nord
Au nom du devoir d’humanité ;
On veut nous retirer dans les plages
Lointaines et isolées, des lieux
Calmes, où seuls les tendres ramages
Nous relaxent et ferment nos yeux
Mais, nos cœurs refusent de sortir
De leur nature, ils veulent mieux
Rafraîchir les esprits flétris et saisir
Qu’au-dessus de nous, les cieux
S’ouvrent pour laisser paraître
La raison dans les visages pâles
Des tortionnaires et des traîtres
Qui nourrissent le mal.
Dad Allaoua
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