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Les Racines du Mal.

le vendredi 05 janvier 2018, à 12:19. Posté par Avenance


    Les Racines du Mal.


    …..Dans le Miroitement des fausses Espérances, scintille la Brillance tragique des Leurres : l'Inaltérable, le Divin, luit l'innombrable Essaim des Concupiscences venues de plus loin que Soi-Même et que la Volonté, plus profondes Racines du Mal en-deça même de toute Profondeur, Caverne, Abîme de Béance et d'Indéterminé d'où procède la Chair, l'Inorganique, Matière obscure d'où lève le Vivant sa Présence et sa Mort, son Déguisement de Beauté funèbre, son Epouvante. Le Mal qui nous habille d'Enigme et de Souffrance émane des Lointains et de l'Inaccessible. Les Grelots fêlés de la Folie tintent aux Cerveaux malades. Tournoie la Noirceur des Corbeaux sur la Désolation des Plaines, Larmes des Choses au Coeur. Toute Présence, pathétique. Le Change m'est Douleur et le Jour qui s'éteint. La Béance des Fonds attend la Cécité, la Chute et le Silence, la Faiblesse native des Corps et des Consciences vives, l'Errance enracinée des Hommes aux Labyrinthes de la Terre qui s'ouvre et se referme, inextricablement pétrie et d'Amour et de Haine. Jubilation d'Extase et Mal latent qui ne peut pas ne pas être commis, être subi.....

    …..Il est étrange, au sortir du Sommeil, de retrouver le Jour et de se retrouver Soi-Même, ni tout à fait un Autre ni tout à fait le Même, portant encore les Traces d'Existence onirique et nocturne, portant ce Corps étrange encore vêtu de Léthargie et de Lambeaux de Rêves, ce Corps engoncé à sa Gangue de Chair, le Dos voûté de tous les Manquements, de toutes Défections. Le Jour qui s'ouvre, ouvre à nouveau, la Possibilité et l'Effectivité du Mal dont Nul ne sera quitte. Nous retrouvons en Nous, comme d'anciennes Réminiscences d'un très ancien Passé, l'Indifférence ou le Plaisir sordide aux Malheurs des Semblables et l'Impuissance en Nous du Respect de la Loi morale impérative, l'Omission des Devoirs envers Soi-même, les Défaillances de la Volonté, le Cours contraire des Intentions louables, la Difformité du Masque intérieur de l'Envie et de la Jalousie, Appétences avides, Convoitises, Désirs lubriques, Orgueil, Domination et Démesure, Perversité et Narcissisme, Penchants sadiques et masochistes, l'Impureté et la Faiblesse innées au Coeur des Hommes.....De quel Retournement faudrait-il le Sursaut pour renverser ces Défaillances en Force et en Espoirs ? De quelle Conscience, de quel Corps plus qu'humains, de quelle improbable Sainteté, de quelle bonne Volonté, quelle Métamorphose nous faudrait-il faire Preuve pour extirper les Racines du Mal, pour sortir enfin justes du Sommeil angoissé de l'Âme, pour devenir enfin Meilleurs ?.....

    …..Les Songeurs de Symboles et les Rêveurs de Mythes traversent du Regard, parfois, la Visibilité du Mal dans sa Dévastation et ses Déguisements. Ils accèdent à l'essentielle Opacité de ses Racines, à la Conjonction mystérieuse, analogique du Pur et de l'Impureté, de la Munificence, de la Malignité. L'Intrication à Tête de Janus et de Méduse, de la Merveille et de l'Abject, interdit la Pensée et le Dire. L'Ambiguïté n'a Cause ni Raison ni Logos. Quelques Symboles équivoques montrent à peine le Prodige : la Rose à Tige de Serpents, le Crâne nu dans la Prairie, la jeune Fille dévorée par les Rats et la Beauté du Tigre fixant sa Proie. Des Légendes antiques racontent d'hypothétiques Origines. Les Racines du Mal plongent à l'Inconnaissable des Essences. Le Monstrueux s'accouple à la Vie-même en tant qu'Excès de Soi sur Soi, Pléonexie, aveugle Volonté. L'Altération est au Commencement, l'Odieux, la Corruption et le Défectueux. Quel Bassin de Jouvence où naître une seconde Fois comme naîtraient des Dieux ou des Déesses ? Je rêve une immortelle Humanité, l'Inconcevable-même, secourable et généreuse à tout Prochain jusqu'aux Extrémités de la Terre et de l'Espace, bienfaisante aux Amis inconnus, au Comble de Bonté.....Rêves d'Enfants idiots, naïfs ! Le Mal nous enveloppe et nous traverse, nous est persistante Question, Doute et Tourment perpétuels. Il n'y a pas d'Abris et la Raison défaille. Au Coeur du Coeur suinte la Fêlure son Insomnie originelle : la Blessure ouvrante qui ne guérit jamais. Le Pire est déjà là.......

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