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La vallée des merveilles ( Gérard Lorine )

le dimanche 07 janvier 2018, à 10:14. Posté par COLLECTIF (auteur : Gérard Lorine)






Il est une vallée, qui, nos pensées harcèle,
Et l'homme, bien souvent, se damnerait pour elle.
Pour l'engager il faut et jusqu’au chant du cygne,
Lui montrer affection et bien en être digne.

Pour vous accompagner, au lieu où elle niche,
Vous y chaponneront des paysages riches.
Courbes et mamelons en sont la partition,
Dont il faudra jouer avec grande attention.

La passe en est cachée par le mont de Vénus,
Qu'il vous faudra franchir avant le terminus.
Mais surtout faites-le sans précipitation,
Et même flattez-le avec délectation.

La pelouse et ses tons, varient avec bonheur,
Ils vous feront penser aux pétales des fleurs.
Parfois d'un blond doré avec des reflets roux,
Noir de jade ou châtain aux reflets acajou.

Elle est moite et tendre comme un tapis de mousse,
Et serez bien tenté d'y poser votre bouche.
Ces senteurs vous affairent et troublent votre esprit,
Si la tête perdez, n'en soyez pas surpris.

Il y a d'autres chemins, pour la vallée atteindre,
Le versant opposé vous la fera rejoindre.
Galbe et les fossettes vous y rencontrerez,
Deux buttes affolantes enserrant la vallée.

Et puis les deux pilons, qui, la passe fermaient,
Vous laissent le passage et vous êtes comblés.
Alors du paradis, ce rêve inaccessible,
Vous aurez connaissance il deviendra dicible.

Tout comme un pèlerin, le bourdon à la main,
Après bien d'émotions, rencontrées en chemin,
Entre dans le narthex et oit le chant des anges,
La passe pénétrez qui vous chante louange.

Au royaume des Dieux vous croirez êtres en lice,
Et de leur Empyrée goûter tous les délices.
De ce ciel merveilleux, vous en redescendrez,
Quand la douce coulée vous aura libéré.

Vous la quittez comblé, pensez vous en défendre,
Mais vous y revenez, ne sachant pas attendre,
Tout comme l'étalon sur des terres arides,
Revient boire à la source avec gorgées avides.

L'Origine du Monde est un tableau unique,
Dû au Maître Courbet et sa belle impudique.
Il nous peint la vallée où il succombera,
Trahi par son pinceau qui n'y résista pas.



Gérard Lorine
http://www.mespoemes.net/l18l16n10






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