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Par de-là les plaines artificielles
Gardées, sous l'œil de l'Oncle Sam,
Les jungles grises parfum fiel,
Peuplées d'insectes qui se pâment,
Au dessus d'une Dame de Fer
Trop vieille et immobile,
Dominant une ville amère
Aux bêtes rejetant sans cesse leur bile,
Survolant les Palais immenses
De Moscou, de Tokyo, de Pékin,
De l'Allemagne ou de la France,
Du monde, sillonnant les recoins,
On entend cette musique, se propageant
Au rythme des guitares hurlantes
Qui braille de l' Aurore au Couchant
Les textes d'une révolution ardente.
Du feu dans l'air qui brûle la bouche,
Du feu dans l'air qui brûle le cerveau.
Mais qui transperce le cœur et ses couches,
Qui incendie de rayons nouveaux,
Qui fait briller de nouvelles idées,
Qui délie les âmes enchaînées,
A coups de cordes brûlantes grattées
Et de tambours tellement battus qu'ils sont chauffés.
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