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Là seule assise sur un rocher
Mon cœur reste seul accroché,
Un bois flotté flotte
Sur des vagues déchaînées
Un gisant qui dérive,
Au delà de l'horizon.
Le rejoint mon regard hagard,
Comme sorti d'une gare,
Complexe me paraît la vie,
Et ici , maintenant sans envie.
Défilent de mornes paysages
Qui déroulent le temps austère,
Se plaint ici la misère
Et se supporte la souffrance.
Déchirements de l'enfance
Flottent à la surface,
N'effacent le traces , tout présent
Comme si c'était juste hier.
S'incruste vif le sang au cœur
Il coule , dérive entraîne
Quand l'âme se traîne
En juste lourdeurs.
Et le corps aussi se traîne,
Subitement étreint
Par un vent violent,
Un enlacement du temps.
Enlacement continuel
Des années qui passent ,
Laissent au miroir rides
Qui ne s'effacent jamais!
La jeunesse a son ardeur , sa fougue
Combien merveilles sommeillent
Dans des corps encore dispos,
Qui ne trouvent plus repos?
La vie est ample
La robe qui la couvre aussi
Une corolle de soie
Pour prendre soin de soi.
Et en face des yeux
Couleur émeraude
Là constant me taraudent,
Absent, il est pourtant vivant!
Sur la rive comme bois flotté,
Le courant au loin m'emporte,
Simple petit bout de bois
Qui flotte aux abois
Sur une rive devenue trop tranquille...
Ne vous inquiétez pas, ceci est fait comme exercice pour un style mélancolique, je me porte très bien!!!
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