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Je traîne mon ennui jusqu'aux roses ouvertes
Où ma mémoire verse sa mélancolie.
Mais la vie est ailleurs dont les portes secrètes
Donnent sur des sphères à moiteur d'alchimie...
Il n'est pas de marée sans ressac ni pénombre
Que la manne fânée ne se doit d'engendrer,
Car les maîtres anciens, exorcistes cendrés,
Sont au cercle mâlin le théâtre des ombres !
A damner tout l'enfer, je veux voir les démons
Qui peuplent les limbes et délaissent les lames.
Lorsque ces entrailles surgiront des bas monts,
Je n'aurai de cesse que de vendre mon âme
Au seigneur rougissant qui célèbre l'histoire
Du royaume interdit à ces pénitents pâles
Depuis l'âge incertain, à l'éclat ancestral,
Du grand sacre des esprits sur son territoire.
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