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Ici ou ailleurs, l'horizon reste le même :
Le regard rempli de larmes, blanc et vivant,
Perdu dans le vide jusqu'au noir jusqu'au grand...
Et toujours ce visage obsédant, presque blême.
Loin les yeux, hors de l'existence qui bascule;
Toujours beaux et aveugles, pleins de l'étincelle
Qui flambe l'espoir sur la petite chandelle.
Loins du temps qui suit le mouvement du pendule !
Mais la vague du destin ramène au rivage
L'oubli de la peur, la fontaine de la vie;
L'écume des flots baigne les pâles esprits
Sous l'ivresse du bonheur si près du naufrage.
Loin les yeux, au-delà de l'extase qui plonge
Le divin plaisir au royaume des frontières.
Plus forts que l'amour sont les charmes du mystère...
Loins les délices, les voluptés et les songes !
Le parfum des années et l'éclat des étoiles
Embaument la licorne fantôme du deuil.
Le souffle chaud du vent vient fouetter les écueils
Et gonfler du navire vagabond les voiles.
Loin les yeux, par-delà le miroir des ténèbres...
Jamais vol de l'oiseau ne sera souvenir
Tant que folles beautés finiront par mourir.
Loins la blonde lumière et les brumes funèbres !
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