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Amante du premier jour,
Qui ne m'épousera que le dernier.
Catin macabre, primal amour,
Qui nous suis tous sans t'arrêter.
Gouge frêle toute vêtue de noir,
(Portant linceuls pour tout vêtements)
Oui toi, la plus belle laideur de l' histoire,
Empoisonneuse libératrice aux milliards d'amants.
Toi, colombe sinistre et obscure,
Corbeau lumineux immaculé,
Déesse bipolaire aux augures
Aussi bons que mauvais.
Oui toi, Mort, Reine de l'humanité,
C'est à toi que j'adresse ces vers,
Lettre ouverte pour te poser
Une question sans réponse, future poussières :
Quand tu viendras me voir dans ma couche,
Ou en plein jour, et que de tes doigts squelettiques
Tu me caresseras le visage, et volera à ma bouche
Un baiser d'une froideur féérique,
Seras-tu sous ton apparence la plus vilaine,
Repoussante comme une solitude d'été ?
Ou te présenteras-tu, au contraire même,
Comme l'âme-sœur que je n'ai rencontré ?
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