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Revenons aux revenants
Il ne croyait pas aux revenants,
Sauf quelquefois, en pensant,
En rêvant, en dormant.
Pourtant, un lundi il rentra en tremblant.
Derrière la sente du « Haut vent »,
Il avait vu quelque chose d’hallucinant,
La forme voûtée d’un homme mort depuis longtemps.
Le verrou poussé, il s’assit chancelant,
Alluma la lampe à pétrole au verre transparent,
Et dîna, l’oreille tendue au bruit du vent.
Puis, couché, il souffla la lampe. Le noir se fit oppressant.
L’orage éclata brusquement, fortement.
Le sommeil ne voulant pas calmer la peur d’Armand.
Dans un éclair il vit par la fenêtre l’ombre du revenant
Qui lui fit signe de venir à son devant.
Ainsi s’arrêta le cœur usé d’Armand.
Maintenant il n’a plus peur des revenants.
Et il prend même, le lundi venant,
Un malin plaisir à faire peur aux enfants.
Michel
http://www.mespoemes.net/mahon
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