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Qu’il est loin ce temps là où votre ventre ma mère,
Me servait de doux nid baigné par la lumière,
Vous souvenez-vous là, de ces signes discrets,
Que j’aimais pour vous plaire, doucement vous donner.
J’étais si bien en vous, ne voulait en sortir,
Peut être que le monde n’avait rien à m’offrir,
Peut être que le soleil n’avait point la saveur,
De votre immense amour de votre petit cœur.
J’ai dû y renoncer un jour d’avril ma mère,
Et j’ai du vous quitter pour mettre pied à terre,
Vous m’y aviez aidé avec beaucoup d’amour,
Que j’y pense encore et heureux sont mes jours.
Quand enfin tout là-bas j’irai vous retrouver,
Je sais que dans vos bras je viendrai m’y poser,
En pensant tendrement au joli ventre rond,
J’y mettrai ma tendresse en bouquet de printemps.
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