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Ici c'est bien toujours la même prophétie :
Deux ou trois illusions en attendant la guerre.
Les siècles et le vent n'auront donc pas suffi
A nourrir de folie le ventre de l'enfer...
De ce monde inconnu, de ce vaste chaos,
Il m'incombe d'écrire à l'honnête moitié
Car les mânes amis et les chapelets d'os
Portent sur un tertre le nom d'humanité !
M'en allant flâner sur le chemin de l'histoire,
J'ai couru vers la paix... mais le souffle du temps
S'évapore dans les cendres de la mémoire
Où l'encre noire d'un livre couvre le sang.
Le reflux de la mer sur l'ardoise des âges
Bercera tendrement l'interdite démence
De ces vagues célestes dont les longs voyages
Chanteront les récits de notre délivrance...
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