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Il ne subsistait rien de ce monde exploité
J’ai supplié qu’au soir tout soit rétribué.
A l’horizon brillait un jour de lumière,
Les nues croisaient sans voix les oiseaux en lisières.
Il ne restait plus rien de l’univers connus,
Mes yeux s’étaient ouverts : ils étaient disparus,
Comme si leurs marques s’étaient mutées en songe,
Un souffle du couchant créait ce beau mensonge !
Telle une mélopée un doux chant s’élevait !
Je n’écoutais pas l’air qui doucement cernait
L’esprit de tous ces gens ; mais fermant ma fenêtre,
J’échappais à l’envie à rien, de ne plus être.
Loin de tous déplaisirs s’élevait mon esprit,
Pour m’entraîner captif de mes *péans transcrits,
Tous ces chants composés pour des quatrains orphiques
A mon seul Dieu d’amour, seul source vivifique !
Je ressentis très vite un bien-être étonnant,
Jusqu’à en parvenir heureux loin du néant !
Le cosmos se montrait en un Eden bien digne,
Les oiseaux revenus, c’était là un des signes !
plumedefou
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