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Une rose transie grelottait dans la neige,
Elle secoua ses pétales recouverts,
Au loin plus aucun vert,
La plaine lointaine couverte de blanc
Recouvert entier tout le banc,
Elle frissonnait de froid,
Ses pétales gelés tout ébouriffés,
dieu mais comme elle avait froid
Et se trouvait en désarroi...
Plus l'ombre d'un papillon à l'horizon
Pour lui apporter un souffle chaud,
Plus de douce brise d'alizés
Son cœur se sentait éperdu
Et encore bien plus confus.
Lui manquait sa douche de rosée,
Lui manquait les rayons chauds du soleil,
Lui manquait la vue de l'arc en ciel,
Elle grelotait de manque de tendresse...
Son velours exquis prit un aspect râpé,
Elle en eut le cœur retourné,
Elle était née le dernier jour de l'été,
Et le froid jusque là , l'a conservée.
Elle se prépare à faire fleurir
Sa fille en plein printemps,
La saison , belle , tous , on l'attend
Et une corolle belle aussi
Pour retrouver le cœur réjoui
La déesse aux aiguillons perçants
Pointer son joli visage d'antan,
Une féérie qui nous manque tant.
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