le dimanche 18 février 2018, à 10:58. Posté
par alain
Pour tout ce bleu du ciel où signe le soleil
Pour l’oiseau qui se pose un instant sur la branche
Et donne à la photo comme un air de Watteau
Pour la soie ou la percale embrassant un sein nu
Dans le petit matin pas encore réveillé
Pour l’enfant naïf et désarmant
Que console un gâteau
D’avoir perdu l’enfance
Pour la voix d’un ami qui demande à parler Qu’importe ce qu’on dise
Ou bien alors
Juste pour l’étang qui se repose dans des cris d’oiseaux fous
Pour la brume qui se déchire et propose un printemps
Pour la main de la marée qui caresse le sable
Pour le nuage rose qui promet ce qu’on veut dans le couchant charnu
Pour l’orgueil des vers de terre et l’humilité des étoiles
Pour le chat qui chemine tel un danseur de corde
Pour le dessin que font les barques sur l’eau noire des lagunes
Pour ce baiser du coin des lèvres qui vous fait croire à des demains
Je veux bien continuer à marcher
Pas trop vite Pas trop fier
Pas même forcément droit
Juste continuer
Au moins disons
Jusqu’au soleil couchant
henridurtal le dimanche 18 février 2018, à 16:00 Très beau poème. Oui, il y a tant de choses à voir et à goûter si l'on sait s'arrêter, regarder et ignorer le tourbillon insensé du monde.
Rêveuse le dimanche 18 février 2018, à 21:00 Merci pour ce plaidoyer superbe pour continuer le chemin, debout !!!!!!!
très belle poésie, merci à vous bien amicalement!!!!