Mes poèmes - Forum - Livre d'or - Liens - Moi

 

Simon Bolivar revisité (1783-1830)

le mercredi 21 février 2018, à 09:42. Posté par Michel Ernest


    Au Pérou, au Vénézuela
    En Bolivie, en Colombie
    En Équateur, au Panama
    Dans ces pays, il est béni

    Tous lui doivent l'indépendance
    Leur émancipation finale
    Et c'est d'une fierté immense
    Qu'ils vénèrent ce général

    Simon Bolivar est natif
    De Caracas et, tout bébé
    Son nez pointu et son œil vif
    Signent sa personnalité

    Né d'une famille notable
    D'une excellente éducation
    Le jeune Simon, fort capable
    N'en est pas moins un polisson

    Indiscipliné à l'extrême
    Il épuise ses précepteurs
    Jusqu'à tomber sur ce qu'il aime
    "Les rêveries du promeneur"

    Jean-Jacques Rousseau, c'est exact
    Correspond à son idéal
    Il est pour le passage à l'acte
    Philosophique libéral

    À seize ans il part pour l'Europe
    Chez son oncle à la cour d'Espagne
    Et se rit du monde interlope
    Qui grouille à la cour de Cocagne

    Il épouse Marie-Thérèse
    En mil huit cent-deux à Madrid
    Mais après deux ou trois malaises
    Elle meurt de la typhoïde

    En mil huit cent quatre, il assiste
    Au sacre de Napoléon
    Puis il quitte l'Europe, triste
    De voir le déclin des nations

    À son retour en Amérique
    Bolivar emboîte le pas
    À un trublion politique
    Nommé Francisco Miranda

    Hélas, la république sombre
    Les insurgés sont arrêtés
    Bolivar qui n'est pas du nombre
    En Colombie doit s'exiler

    Mais ce n'est que partie remise
    Car au bout d'une année, en gros
    La République est reconquise
    Et Bolivar est un héros

    Baptisé "Le Libérateur"
    Par le peuple vénézuélien
    Il se proclame dictateur
    Ce qui ne passe pas très bien

    Lors, la guerre civile éclate
    Et reviennent les Ibériques
    Qui chassent le faux démocrate
    Qui s'enfuit à la Jamaïque

    En décembre mil huit cent-seize
    Avec quelques troupes de choc
    Et une cohorte antillaise
    Il s'enfonce dans l'Orénoque

    Il traverse des forêts vierges
    Longe des lacs, franchit des cols
    Et quelques mois après émerge
    Dans la plaine emplie d'Espagnols

    C'est une éclatante victoire
    Qu'il remporte sans faire un mort
    Et le peuple chante à la gloire
    De Simon "El Libertador"

    Puis il reconquiert Caracas
    Libère ensuite l'Équateur
    S'empare du Pérou et chasse
    Les Espagnols envahisseurs

    Quand la conquête est achevée
    Il veut réunir ces pays
    En une nationalité
    Un peu comme aux États-Unis

    Un congrès panaméricain
    Trouvant son projet inquiétant
    L'abolit de peur qu'un coquin
    N'en soit un jour le président

    D'ailleurs Bolivar s'illusionne
    Il perd sa popularité
    Ses vieux compagnons l'abandonnent
    Pour des postes bien rétribués

    À la tête de deux pays
    Colombie et Venezuela
    Il ne voit pas quelques aigris
    Fomenter son assassinat

    Il y échappe de justesse
    Mais le ver étant dans le fruit
    Colombie et Pérou s'agressent
    Bolivar malade s'enfuit

    Il se réfugie sur la côte
    Où un ami a sa maison
    C'est là qu'il meurt, peut-être faute
    D'avoir copié Napoléon

<< Retour aux poèmes

 

Donner une note à ce poème ... (Note actuelle : Pas de note)
Vous devez être connecté sur Mespoemes.net pour donner une note à un poème.

 

commentaires ( 0 ) (Ajouter un commentaire)

Ajouter un commentaire à ce poème en tant que :

Vous devez être connecté sur Mespoemes.net pour poster un commentaire.

 

 

Mes poèmes - Forum - Livre d'or - Liens - Moi

 

Hébergé gracieusement par MesPoemes.net - Créer un site internet