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Blessé, meurtri, rose aux pétales arrachés,
A bout de souffle il se fane de sa jeunesse.
Mais le beau temps revient, porteur d'une promesse :
Le soleil guérisseur panse les écorchés !
Lorsque de ses amours le cœur use la chaîne,
Il repense, étonné d'avoir atteint l'hiver,
Aux allègres printemps de son bel âge fier,
Et détourne les yeux devant sa fin prochaine...
Même si l'au-delà lui concède un espoir,
Le cœur préfère battre au rythme de la vie.
Pour scander le degré de souffrance gravie,
Il martèle son temps jusqu'à son dernier soir.
Puis un frisson l'anime : augurant d'une trêve
Il tressaille, enivré comme au premier matin,
Pour un dernier amour au fragile destin
Qui l'emporte, guéri, sur les ailes du rêve !
Mona
http://www.mespoemes.net/mona79
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