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Calfeutrées sont mes pensées,
Réchauffée au coin de l'être
Elles sommeillent en de jolies merveilles,
Tandis que je savoure vers vermeilles.
Dehors l'hiver nous fouette de son aigrette,
Le palpitant prend sa pause,
De sortir pourtant , on l'ose,
Une douce lumière nous repose.
Dans le jardin, les brins d'herbe
Verdissent gentiment le sol
Et tout près du sol
Les perce neige percent la terre
Et apparaissent d'un blanc éclatant,
Plus aucune feuille virevoltant.
C'est le cœur battant
Que s'ouvre les volets de la vie,
Et que d'ès l'aurore on sourit,
Des gazouillements à nouveau s'entendent;
Et tout ce petit monde
S'apprête à refaire jolie ronde,
Sur notre terre ronde,
Les branches dénudées ondoient.
Qu'attendre pour reprendre le festival
Les invitation au beau bal,
Ne soyons pas fatals,
Période de souriant carnaval.
Les enfants se renvoient la balle,
S'attrapent pensées légères,
Le printemps toque à la porte
Ouvrons grands nos bras,
Et lisons bien Voltaire.
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