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Ce putain de chronomètre.
Le réveil sonne et Sandrine pense à ce putain de chronomètre,
il parcourt son cerveau en se cognant partout comme un putain de pélican,
La douche trop trop froide, et c'est pas normal,
Non c'est pas normal que ce putain de Chronomètre soit encore là.
Un petit jogging,
un tour du pâté de maisons,
tandis que d'autres font le tour du quartier,
certains le tour du district,
d'autres encor le tour de la cité,
et ainsi de suite en sillons,
se forme l'impalpable peuplier urbain;
Une nouvelle douche froide, une cigarette, et elle va bosser au "restau".
Restauration rapide, voilà son terrain d'action,
un comptoir, où, comme sur un autel, on la brûlait chaque jour,
mais elle, elle voyait ça comme un défi constant,
un duel qui la rendrait incroyablement forte;
il faut dire aussi que Sandrine est un peu maso.
Alors elle arrive au restau,
et emprunte une pantomime bien particulière,
celle que font les invités des émissions tévé
venus faire leur promotion,
enfin un dérivé tout proche;
elle rentre, va au vestiaire,
salue ses collègues,
et tous, une fois habillés en canaris bon marché, vont affronter le responsable,
Arnold Cronos.
Et à ce moment, Sandrine commence sa journée de travail;
-Bonjour monsieur Cronos.
-Vous avez perdu hier deux-cent-trente-quatre-secondes-à-des-gestes-inutiles,
Vous nous les rendrez aujourd'hui sur votre temps de pause.
Et tout est dit.
Bon appétit.
Dédicacé à tous les oubliés-broyés de l'ultra libéralisme
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