Mes poèmes - Livre d'or - Liens - Moi

 

Le Banquet des Géants

le samedi 03 mars 2018, à 13:27. Posté par JimmyDan


    Vois-tu ce monde, en copeaux éclatés,

    Fondre si vite aux lumières de l'été ?

    Il était globe aux mille parfums,

    Parfois sucré, poivré, toujours sans fin.

    Il me laisse en ce jour un goût bien amer,

    Où l'infini, par nos soins, devient éphémère.



    Cette fève desséchée, à chaque révolution

    Se perd en un vertige de malsaines ambitions.

    Nos raisons sans orbites se fendent et se craquent,

    Sous les crocs agités de perfides monarques.

    L'humain, met suprême de leurs majestés,

    Se sert écartelé, vermeil ou émietté !



    Regarde-les au banquet des géants,

    Se délecter de ton être, s'abreuver de ton âme.

    Attables-toi au festin des simples gens

    Et déchiquette leurs idées infâmes !

<< Retour aux poèmes

 

Donner une note à ce poème ... (Note actuelle : Pas de note)
Vous devez être connecté sur Mespoemes.net pour donner une note à un poème.

 

commentaires ( 5 ) (Ajouter un commentaire)
Rêveuse le samedi 03 mars 2018, à 14:05
Merci pour ces magnifiques vers, empreints de tant de justesse
belle journée!

jimmydan le samedi 03 mars 2018, à 14:07
Merci Rêveuse !

Belle journée à vous aussi !

Philip (Jardin de Lune) le samedi 03 mars 2018, à 18:04
Faisant un peu suite, dans l'esprit général, à ton précédent poème sur la Liberté qui meurt, je trouve ici une vision plus allégorique, un regard sur le monde, sans doute lucide.
De ce qu'il est, de ceux qui le peuple.
Le constat n'est pas forcément désenchanté, il y a de l'humilité mais aussi dans la prudence dans le regard poétique.
Tout cela donne un poème structuré, où l'idée progresse jusqu'au dernier vers, à méditer.
Amicalement, Jimmy. Philip
(www.mespoemes.net/philipchevalier)

jimmydan le dimanche 04 mars 2018, à 12:32
Bonjour Philip,

merci pour ce retour précis. En effet, ce poème est dans la même lignée que "J'ai vu mourir ma liberté', je les ai écrits il y a 4 ans bientôt. Mes mots ne se veulent en aucun cas moralisateurs, et je suis ravi que vous y trouviez de l'humilité car j'ai parfois peur que mes vers en manquent et paraissent pédant.

Amicalement, au plaisir de vous lire très prochainement. Jimmy.

liameliavq le lundi 06 août 2018, à 07:12
Très belle allégorie sur ces puissants qui nous dévorent...
Bien vu et bien écrit.
Amitiés poétiques.
LN.

Ajouter un commentaire à ce poème en tant que :

Vous devez être connecté sur Mespoemes.net pour poster un commentaire.

 

 

Mes poèmes - Livre d'or - Liens - Moi

 

Hébergé gracieusement par MesPoemes.net - Créer un site internet