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Triste, peu à peu, le soir retombe.
Seul, il s’éteint, devant cette hécatombe.
Le ciel se teinte d’un parfum immonde,
Où nuages et brumes sont d’un autre monde.
Les hommes tissent des langues de feux,
Qui meurtrissent d’étincelles les cieux.
Léchant la nuit d’une haleine de cendre,
Sans s’y attarder, et sur la terre redescendre.
Des rideaux de poussières filtrent la Lune,
Marc imbuvable pour cet astre nocturne,
Qui, disparaissant, laisse place aux instruments
D’un orchestre infernal, et sans sentiment.
Chaque journée la même mélodie.
Chaque nuit la même tragédie.
Grognent et frappent les tambours,
De cette symphonie qui rend sourd.
Feu de fonte, qui en flamme s’affole.
Fondant sur nos fils, que ta foudre rend fol,
Affligés, fatigués, nos enfants s’enflamment,
Faisant face à ces flammèches infâmes.
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