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Au fond des terres Mayas,
Sous de vivants linceuls verts,
Dans des tombeaux de calcaire
Où le soleil ne point pas,
Là où les chauves-souris,
Oiseaux reines des ombres,
Danseuses des pénombres
Qui manient l'art de la nuit
Exécutent leur ballet,
On découvre un monde
Où l'eau clair et profonde
Envoute mais peut tromper.
Trou blanc et mystérieux,
Troublant recoin doux-amère,
Où le soir fait la guerre
Un Jaguar qui est un Dieu.
Comme une gueule de dragon,
(Ou de serpent légendaire)
Tu ouvres et scinde la terre
Pour nous recevoir en tes tréfonds.
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Poème écrit il y a quelques semaines lors d'un voyage au Mexique, je parle ici d'une cénote (Riviere souterraine) dans laquelle j'ai eu la chance de me baigner. Ces cénotes sont très répandues au Mexique et elles sont magnifiques.
Pour la petite histoire, les mayas d'il y a quelques siècles croyaient en trois "mondes". Les cénotes représentaient pour eux l'infra-monde, lieu dans lequel se rendait chaque soir le Dieu du soleil et où il se transformait en Jaguar pour combattre des ennemis et renaître sous la forme du soleil le matin suivant.
Quand au second vers de la cinquième strophe, je fais allusion au serpent à plumes, Kukulkan, l'un des dieux les plus importants du panthéon maya.
Merci d'avoir tout lu.
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