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Rosée écrasée de fleurs fanées,
Arrosées, divisées, leur heure a sonné.
Perles calcinées humides de larmes
Déferlent assassinées ; cupides armes !
L’or de ma vie se fond sous les vices,
Dès lors que l’envie se mute et se visse
Aux pétales innocents et si gracieux
Dédale de sang assis sous les cieux.
Ru écarlate secoué de sanglots,
Crue délicate bercée sous les flots,
Accrus, ils éclatent vidés de leurs os,
Rue de stigmates floutée par mes eaux.
Agonie infantile égorgée d'innocence,
Gorge versatile aux gouffres des non-sens.
Gloire débile gagée d'insouciance
Gardes imbéciles, geôliers de leur enfance.
Je vous traquerai dans cette macabre danse,
Détraqués obstinés au savoir peu dense !
J'illuminerai ce monde d'une unique essence,
Combustible sacré, nouvelle que j'encense.
Dans les sillons de leurs pupilles dilatés,
Tendres lampions qui brillent l'été,
J'ai vu la rosée usée de mes larmes
J'ai vu et osé user de mes armes.
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