|
La nuit se dévoile, incipit glacial,
Et minuit se voile d’un rite infernal.
Mon âme, las, encore et toujours attend,
Infâme, là, son corps qui, sans jour, se tend.
Impuissant clair de lune au goût de fer,
Enlaçant ma chair d’un verrou dont je ne peux me défaire.
Regarde ! Mire ! Retiens ! Respire !
Gardes-toi d’agir, tiens, voilà le pire !
Le visage de mon ange en arc brisé,
Ogive sans louange, a-t-il osé ?
Flux vermeil et ferreux tu t’écoules
Reflux de sommeil, malheureux, je croule.
Je vocifère à en fendre les astres !
Lucifer ne peut se défendre d’un tel désastre.
Râle bestial qui chevauche Neptune,
Hâle estival, débauche qui née d’une…
Vision.
Son regard Atlantique me borde d’incompris,
Hagard, tétanique, je brode le linceul de celle qu’il m’a pris.
Et Vénus , éclatante, me guide soudain,
Au loin, scintillante, de ce perfide dédain.
Ton sourire, constellation éternelle, illumine alors,
Un champ stellaire où se cultive une flore
Luxuriante de joie, bourgeons de baisers
Et riante, sur ma voie lactée, nous bougeons, c’est osé !
L’espace d’un écho silencieux en rigodon,
Trépasse ce chaos vicieux de bourdons
Graves cachots aux notes multivers
De ta voix me berçant d’une voûte de vers.
|