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Alanguie à l'ombre du sycomore
Je rêve d'amour encore,
Je suis gourmande d'amour
Je n'aime pas la mort,
A moitié morte , j'hivernais
Et mes pétales sont froissés,
Ont besoin d'être embrassés
Par une lèvre pulpeuse,
Je reste une amoureuse,
De la vie , des envies
Je cours parmi les prés
Arracher des brins d'herbe
Je déteste les acerbes
Et éloigne de loi la serbe.
C'est la cantate de la vie,
Le vin me donne envies,
Le cep gonfle ses bourgeons,
La fraise ses drageons
Ainsi que la framboise
Qui perce ses feuilles
L'amour sort de son deuil,
Et me couvre de feuilles,
Une frondaison couvre l'horizon,
Issue de ma forte passion,
J'aperçois les alluvions
D'un cours d'eau s'écoulant
Entre des troncs tortueux,
Oh ! Combien on est heureux
De voir à nouveau poindre la nature
Sans laisser de ratures
Des cicatrices qui perdurent...
Que siffle doucement le pipeau
Que se pince cordes de guitare,
Que s'abandonne aux son vaporeux
La harpe dirigée de doux doigta,
En tout je garde foi!
J'y rajoute mes lois...
Aimer , se donner à en mourir
Oui mourir à offrir du désir
Et partager le même plaisir!
Et rentrer dans la danse folle du printemps,
Donner envie aux récalcitrants,
Prendre par la main le printemps
L'entraîner dans la danse
Sans subir des absences...
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