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Lorsque le jour s’écroule et que la nuit s’effondre
au silence d’un cri qui se perd dans la foule
ou qu’il faille meurtri, sans un bruit se morfondre
d’autant de mots fortuits éperdus sur la houle
Je songe à l’étendue de cette eau calme et claire
qui berce d’illusion ces passeurs éconduits
ces poètes perdus que leur plume émissaire
emporte à l’ascension de vos bonheurs enfuis
Ces maux privés d’esprit qui dérivent sur l’onde
qu'un éphèbe pour plaire étreint à l’oraison
des frivoles beautés, qui flétrissent ce monde
aveugle au sanctuaire éteint sur l’horizon
Où gisent en haillons, ces princes sans berger
qui tissent l’émotion et veillent la lumière
de cette Liberté, la source du verger
offerte à qui vacille à n’avoir eu de frère.
Louis Engival
http://www.mespoemes.net/engival
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