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Joues donc avec le feu, si tu l'oses !

le mardi 13 mars 2018, à 13:41. Posté par JimmyDan


    Vois-tu, ma Muse, c’est un élément intrigant,
    Qui forge et détruit sans jamais porter de gants.
    C’est un pur chef-d’œuvre dénudé d’artifice,
    Une divinité nue dévoilant ses vices.

    Gamin je contemplais des brasiers sauvages,
    Rêveur devant les ocres rivages,
    D’une orée ardente au couvert de ma vue,
    Excitante, et passionnante entrevue.

    Cette nuit, j’ai craqué une allumette orpheline.
    Le soufre crépita, d’une complainte enfantine.

    Je la fixais, agonisante , entre mes doigts habiles,
    L’assassine me suivant, délicate et servile.
    Et lorsque le bois calciné, en baroud d’honneur
    Lançait le feu à mes trousses, je soufflais de bonheur.

    La nuit revient, une fragrance amère dans les airs,
    Je ferme mes yeux, aveuglés, et pour te plaire,
    Je pense à tes lèvres, et j’en suis le feu…

    Ouvre grand tes iris, dilatées d’inquiétudes,
    Écaillées d’angoisses hors normes.
    Entrouvre ta bouche, haletante d’habitudes
    Émaillée, assoiffée de normes.
    Et ressens, oublis, savoure…
    Je ne suis plus qu’un mot : bravoure.

    Ma langue, se mue en une timide chaleur,
    Qui couvre tes berges d’une étrange torpeur.
    Souffle infernal, brise carnassière…
    Je t’assiège sans adresser de prières.

    Une braise prend au coin de celles-ci,
    Foyer délicieux pour bûcher infini.
    Attiser de mes dents, étincelles,
    L’âtre de ta bouche se pare et se fait belle.

    L’incendie s’étend à ta rive inférieure
    Qui s’enfle tendrement de cette gageure.
    Pari tentateur d’une caldera délectable,
    Irruption de tensions enviables.

    La lave glisse assurément entre tes berges,
    Flot continu, contrôlé , qui te submerge.
    Grondement soupirant, vapeur muette,
    Ta bouche se perd, se brûle, est-elle prête ?

    Deux flammes cherchent à s’emmêler,
    En un tango gracieux de volutes alternées.
    La température monte, la fournaise née.
    Et les flammes ne cessent d’aller,

    Sans jamais revenir…

    Face à la brûlure le corps réagi,
    Cloque de tendresse au milieu du carnage,
    Sur ta bouche délectable et rougie
    D’un intense et furieux orage.

    Et je souffle pour l’éteindre
    L’air s’emplit d’une suave fragrance.
    Peut-être me diras-tu, pour m’atteindre,
    « Encore », pour renouveler cette danse.

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