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La reine Victoria revisitée (1819-1901)

le jeudi 15 mars 2018, à 12:32. Posté par Michel Ernest


    Victoria naît d'Édouard Auguste
    Et de sa femme Victoria
    L'année où mon ancêtre Just
    [C'est son prénom] se maria

    Son oncle, fils de Georges III
    Est l'héritier de la couronne
    Ses cousins bientôt seront rois
    Et puis un jour leur épigones

    Mais tous ces princes et princesses
    Meurent avant ses dix-neuf ans
    Si bien que le trône qu'ils laissent
    Échoit à la mère et l'enfant

    Avec l'appui de ses ministres
    Et le premier d'entre eux, Melbourne
    Dans le pays qu'ils administrent
    C'est une page qui se tourne

    Pour Albert de Saxe-Cobourg
    La jeune reine Anglaise en pince
    Elle déclare son amour
    Et se marie avec le prince

    Une fille naît l'an suivant
    Qui s'appelle aussi Victoria
    Puis le garçon lui succédant
    Édouard sera le futur roi

    En mil huit cent quarante-deux
    Victoria, en se promenant
    Croise un vagabond dangereux
    Qui la fusille à bout portant

    Mais grâce à Dieu, l'arme s'enraye
    Et le meurtrier déguerpit
    Le lendemain, tel que la veille
    Victoria refait le circuit

    Retrouve l'homme qui s'élance
    Mais la sécurité l'agrippe
    Et prestement pour la potence
    On expédie ce sombre type

    En mil huit cent quarante-sept
    L'Irlande connaît la famine
    Lors, Victoria, de sa cassette
    Verse 100 000 livres sterlines

    Peu à peu, elle s'émancipe
    Et devient même francophile
    Accueillant le roi Louis-Philippe
    À Londres, lors de son exil

    Quand la mère de Victoria
    Décède en mars soixante et un
    La reine est dans tous ses états
    Et à Albert passe la main

    Sans doute qu'Albert n'avait pas
    Une constitution solide
    Car en fin de cette année-là
    Il succombe à la typhoïde

    Victoria est inconsolable
    Elle se vêt de noir, dès lors
    Et pour ne pas croiser le diable
    Elle se calfeutre à Windsor

    Mais bientôt la reine à son tour
    Très gravement malade, tombe
    On croit venu son dernier jour
    Et déjà on creuse sa tombe

    Or, la faucheuse ne l'emporte
    Car Victoria se rétablit
    Alors la mort frappe à la porte
    D'Édouard son fils qui gît au lit

    Mais la médecine ou la chance
    Peut-être les deux à la fois
    Stoppe cette macabre danse
    Et chacun retrouve sa foi

    Rassurés la mère et le fils
    Retrouvent chacun leur mandat
    Victoria est impératrice
    Des Indes et du Canada

    Le temps passe et à soixante ans
    La reine est arrière-grand-mère
    Mais aussi parallèlement
    Elle perd quelques êtres chers

    Au bout de cinquante ans de règne
    Cinquante années de dur labeur
    Dans un banquet, elle se saigne
    Pour convier cinquante seigneurs

    Pour ses soixante-dix-sept ans
    Elle dépasse le record
    Que George III son père-grand
    Avait détenu jusqu'alors

    Dans la foulée, elle célèbre
    Son jubilé, dit "de diamant"
    S'ensuit une année bien funèbre
    Quand meurt un fils, en mil neuf cent

    Au début de mil neuf cent un
    L'Angleterre pleure sa reine
    Son fiston lui succède enfin
    Il va avoir la soixantaine

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