La révérence du révérend

 

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Poussières

le samedi 17 mars 2018, à 23:44. Posté par Bartkley


    Pour l'homme terre à terre il n'est rien de plus sûr
    Que des deux volent mieux les oiseaux que les pierres
    Mais d'autres veulent voir plus loin que leurs œillères
    Lever le nez au ciel sans foncer dans le mur

    Le cœur de l'axiome alors devient moins dur
    Et les pauvres moineaux ne jouent plus les premières
    Les plumes comme quoi ne sont pas si légères
    Ou ne conviennent pas au temps et à son fur

    Regardez l'univers et puis demandez vous
    D'où sortent ces milliards et milliards de cailloux
    Qu'on retrouve jusqu'aux gésiers des volatiles

    Comme un coffre oublié s'ouvre et répand son or
    Garderons nous l'odeur ou les trilles habiles
    Quand un soir de juillet se vêt de pétrichor

    https://www.youtube.com/watch?v=amT_qZtGn7Y

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commentaires ( 4 ) (Ajouter un commentaire)
clairedeterre le dimanche 18 mars 2018, à 14:33
Originale cette écriture sur l'état de l'être et de la nature(le fur du temps: son rythme?)
Originale et élégante...
Oui'nous sommes poussières d'étoiles,et à ce titre,on ne devrait pas oublier,en effet, les musiques et les odeurs qui sont chants de l'âme et parfums de l'humus après la pluie...(vous m'avez appris ce mot "pétrichor").
Beaucoup de talent comme toujours Bartkley. Très beau solo de guitare également.
Clairedeterre

bartkley le dimanche 18 mars 2018, à 19:35
Merci chère lectrice de passer me lire et de prendre le temps de laisser un commentaire.
Je me borne à dire des évidences, il y a plus de pierres qui volent dans le ciel que d'oiseaux, c'est un fait.
Le pétrichor, quel magnifique mot (de par sa construction)pour nommer l'indéfinissable ; pour ma part, plus que nommer, il traduit aussi l'état ou je me trouve quand on se rencontre(cette odeur et moi) submergé de souvenirs que je ne contrôle pas car je ne sais pas d'où ils viennent mais en même temps apaisants, réconfortants, un mélange de passé et de futur car il y a ça aussi, cette sensation de vie éternelle (qui nous ramène à la fameuse phrase de la Genèse ; j'ai eu une éducation catholique )
J'arrête sinon vous allez dire que je pars de la tête , que j'ai des délires mystiques:) (je plaisante)
D'ailleurs, j'ai mis "je" non par plaisir de parler de moi mais si j'avais mis "on" il se serait pointé quelqu'un pour dire le contraire ! Et puis je ne peux( et ne veux) pas parler à la place des autres mais je suis persuadé que nous ressentons tous la même chose ; certains l'acceptent et d'autres la refusent. évidemment cela est très furtif, quelques secondes à peine et c'est précieux comme un trésor.
Le fur est un vieux mot, c'était le prix, la valeur, la mesure c'est dans ces deux derniers sens qu'il doit être pris:)
Merci encore Claire de terre ou de lune(cailloux sœurs)

clairedeterre le dimanche 18 mars 2018, à 22:02
Le pétrichor ou la rencontre du minéral et du vivant..
Oui,les odeurs ont ce pouvoir de nous sidérer,de nous pétrifier sur place en quelque sorte.
Et celle ci ,en particulier qui s'élève du sol,après la pluie.Je vous rejoins dans cette sensation immédiate qu'elle procure qui semble mêler le passé et le futur.
Comme un instant d'éternité que l'on garde en soi comme un trésor.
La pierre du sang des dieux...
Merci..
Clairedeterre

bartkley le dimanche 01 avril 2018, à 21:53
Oui,Claire
Les dieux sont des artistes capables de faire des statues plus vraies que nature! Mais attention aux coups de masse, quand même! ;)

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