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Ah ! Misère ! Misère !
La pauvreté me ceint.
La vie est bien trop chère,
Et ma flamme s’éteint.
Il me faudrait du beurre
Du flouze, de l’argent,
Avant que je ne meure
Épinard indigent.
Pourtant chaque jour je ferraille,
Et pour boucler la fin du mois,
Au vert plus qu’au noir je travaille ;
De moi, la fin est aux abois.
Ah ! Je veux du beurre la grâce
Et l’or,
Et que mieux me juge à voix basse
Mon for.
Alors s’il faut, pour me repaître,
Avec Popeye me commettre,
Qu’on m’emboîte chez les richards
Pour la gloire des épinards !
Henri
http://www.mespoemes.net/henri
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